Impact socio-économique du vêtement d’occasion en Europe et Afrique

Le marché de la seconde main se positionne aujourd’hui comme un levier essentiel de l’économie circulaire, soutenant des emplois et générant une croissance économique durable. Selon un rapport de Oxford Economics, réalisé en collaboration avec Humana People to People et Sympany+, le secteur des vêtements d’occasion a contribué à hauteur de 7 milliards d’euros au PIB de l’Union européenne et du Royaume-Uni en 2023. Plus de 3 milliards d’euros de ce montant proviennent directement des revenus de l’industrie elle-même, ce qui souligne son potentiel à soutenir une économie responsable.

Un soutien crucial à l’emploi en Europe et en Afrique

Le rapport révèle que le secteur a permis de créer et de maintenir environ 150 000 emplois dans l’UE, dont 110 000 postes dits « verts » en lien direct avec les activités de tri, de vente et de distribution de vêtements d’occasion. Ces opportunités professionnelles ont particulièrement bénéficié aux pays d’Europe de l’Est, notamment la Bulgarie, la Roumanie et la Pologne, en générant des emplois accessibles aux personnes ayant des niveaux de qualification variés. Dans ces régions, 79 % de la main-d’œuvre est composée de femmes, un facteur qui témoigne de la capacité de ce secteur à renforcer l’inclusion sociale et l’égalité économique.

Des opportunités pour les pays à faibles revenus : Ghana, Kenya et Mozambique

Le rapport explore également l’impact du secteur de la seconde main au-delà des frontières européennes, notamment en Afrique. En 2023, le Ghana, par exemple, a importé près de 47 % de ses vêtements d’occasion directement de l’UE27+, illustrant ainsi la forte demande de vêtements d’occasion en Afrique. Dans des pays comme le Kenya et le Mozambique, même si la part des importations provenant de l’UE a légèrement diminué, l’industrie reste un acteur important de l’économie locale, permettant de réduire les coûts pour les consommateurs tout en créant des emplois.

Un appel aux décideurs pour soutenir une industrie circulaire

Face à ces chiffres, Karina Bolin, directrice des textiles circulaires chez Humana People to People, souligne l’importance de reconnaître cette industrie comme un pilier pour une croissance économique durable. Elle appelle les décideurs politiques à mettre en place un cadre législatif et des investissements adaptés pour maximiser l’impact positif de ce secteur.

Johanna Neuhoff, d’Oxford Economics, appuie cette idée en affirmant que « les vêtements d’occasion sont souvent négligés dans le débat sur le développement durable ». Elle insiste sur la nécessité d’intégrer des politiques qui renforcent cette industrie et facilitent son rôle dans la transition vers une économie plus durable et inclusive.

Vers une économie circulaire soutenue par l’industrie de la mode durable

Le développement de l’industrie de la seconde main s’inscrit dans une vision à long terme de l’économie circulaire. En permettant aux vêtements de circuler et en créant des emplois verts, ce secteur apporte des solutions aux défis de durabilité auxquels nous faisons face. Chez Collective Better Goods, nous partageons cette conviction : promouvoir une mode qui soutient l’économie locale et l’environnement. L’impact de la seconde main va au-delà de l’Europe, rendant accessibles des vêtements de qualité tout en favorisant la réduction des déchets.

L’industrie de la seconde main prouve chaque jour qu’elle n’est pas seulement une tendance, mais une transformation durable qui redéfinit les modèles de consommation. En soutenant cette filière, nous contribuons tous à un modèle économique plus équilibré et respectueux de la planète.

Source : Letsrecycle.com

Inscrivez-vous à notre newsletter pour des contenus exclusifs, des avant-premières, et bien plus encore !

Abonnez-vous !

Inspirations durables, offres d’emploi, tendances éthiques. Ne ratez rien.

Abonnez-vous !

Inspirations durables, offres d’emploi, tendances éthiques. Ne ratez rien.

Newsletter à impact positif

Actualités, offres d’emplois, tendances et éthique. Tout ça dans une newsletter.